13.02.2011

Recherches

Je suis allée voir le discours d'un roi.

199701.101.jpgJ'ai bien aimé le film, intéressant, émouvant parfois, drôle aussi.

 

Mais surtout, je suis rentrée à la maison avec l'envie d'en savoir un peu plus sur ce couple royal.

Du coup, j'ai mieux compris qui était qui, cette fameuse Queen Mum, qui s'était illustrée aussi par son comportement pendant les bombardements sur Londres....

 

Je note aussi, une fois encore,  combien la bienveillance peut aider, et les soit-disants encouragements "coups de pied au cul" ne servent à rien ou si peu.

17.01.2011

fin mars

C'est difficile de respecter l'autre, quand on est impliqué et que tout ne va pas comme on veut !!!

Régulièrement, je perds espoir quant à la venue de Christophe.

Je déprime, je noircis les choses, je dramatise.... Et tout à coup, je lui en veux...

Je lui en veux de cette incertitude.

Alors... je me suis dis que j'allais lui dire de me demander de lui faire confiance. Je sais, c'est un peu tordu. Mais je sentais que s'il me disait : "Fais moi confiance !", éventuellement en ralouillant, cela suffirait à m'apaiser un peu, me rassurer.

Je n'ai même pas été obligée d'aller jusque là. Il a très vite dit que nous allions nous marier, et partir ensemble (ou rester...)

Puis un peu plus tard, il a proposé de me donner une date butoir : fin mars.

Ca me parait loin, mais, comme il rajoute "tu m'as attendu combien de temps ? Alors ....."

 

C'est vrai.

Et c'est vrai aussi que je dois le laisser faire les choses à son rythme. Je sais qu'il veut vider l'appartement correctement, le repeindre, même si c'est plus un squat qu'un appart, même si c'est en réalité inlouable...

Et je dois respecter cela.

 

Je fais une demande de poste en Allemagne. Nous avons décidé de mettre ces postes en premier, puis celui du Québec, et ensuite les postes ici.

Nous savons que la plus grande probabilité est que nous restions ici. Alors Tof a dit qu'il ferait peut-être un peu plus de "promenades"'. Ca me va.

Ca me rassure aussi que si nous partons à l'étranger, il n'ira pas trop dans la verte, ne me laissera pas trop seule.

Si je m'habitue bien, ça ne me dérangera pas qu'il parte faire des tours, mais si c'est difficile... je préfère qu'il reste avec moi. Qu'on regarde des DVD, qu'on fasse de la musique et qu'on discute, comme il définit par avance nos soirées. Ca me fait rire. Même si ça sera sans doute très vrai la plupart du temps.

 

Voilà, fin mars

01.01.2011

1.1.11

Juste pour la date.

Le 11 novembre sera encore plus accompli.

L'année suivante, le 12/12/12 : ma grand-mère me parlait de cette date.

Son père, Félix, lui avait dit, ce jour là : "Quand cette date reviendra, ni toi ni moi ne serons là pour la voir."

Mémé Thérèse disait que moi, je la verrai et que je pourrai le dire à mes enfants.

 

Sauf que... moi je n'ai pas d'enfant. Alors chaque année, ou presque, le 12 décembre, je raconte ça à mes élèves.

Il est évident que ça n'aura jamais l'impact que les mots de ma grand-mère ont eu sur moi.

 

Demain je vais aider Laurent à déménager.

Je n'aime plus le 02 janvier depuis 2001. Merlin, mon chien,  est mort, j'ai du le faire piquer, et ça me fait encore pleurer. Je ne sais pas quand ça s'arrêtera.... cette peine. 10 ans et pourtant la douleur continue.

 

Argh, il faut que j'arrête, car je ne vais déjà pas très bien alors penser à cela me fait juste sombrer un peu plus. Ne pas nourrir le gouffre !!!

21.12.2010

Justice ?

J'écoute la radio.

J'entend qu'un agriculteur, truffier, a tué avec un fusil, quelqu'un qu'il soupçonnait de lui voler des truffes.

Il a fait le guet et je suppose qu'il l'a tué sur le fait. (Je n'ai pas vérifié dans la presse écrite, encore, il faudra que j'aille voir)

 

Malaise. Froid dans le dos. Surtout quand j'entends que 250 personnes manifestent pour la defense du truffier.

A la première audition, je n'arrive pas encore à vraiment définir ce qui ne me va pas, sauf que on ne peut pas tuer un homme pour ça. Même s'il vole. Même si, comme le disent les journalistes, les truffes sont très chères.

Puis au fur et à mesure de la journée, ma pensée se construit un peu. Eh oui, je suis lente, j'ai des réactions épidermiques, dans l'émotion, mais les arguments réfléchis mettent un peu plus de temps à se mettre en place !!!!

 

Finalement, j'en arrive à la conclusion que je donne tous les jours dans la cour de l'école : on ne se fait pas justice soi-même !

Ok, le truffier a travaillé, et il a le droit de pouvoir vivre du fruit de son travail.

Pour autant, ça ne lui donne pas le droit de faire justice lui-même.

 

Le fait que des personnes manifestent leur soutien au truffier, c'est ça qui me gêne le plus, en fait.

19.12.2010

L'homme qui voulait vivre sa vie

Je suis allée voir le film ce matin.l-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie-l-affiche-10329896pwiui_1370.jpg

 

J'ai lu le livre de Douglas Kennedy il y a pas mal d'années, je l'ai recommandé, je l'ai relu.

J'avais un peu changé entre les 2 lectures, car j'ai moins aimé la seconde fois. Mais ça restait plaisant. J'appréciais tout spécialement la fuite, la reconstruction.

L-homme-qui-voulait-vivre-sa-vie livre.gif

 

 

Je ne suis pas allée voir le fim quand il est sorti. Je me suis dit que c'était typiquemeent le genre de film qu'on peut attendre pour le visionner en DVD. Ca ne nécessitait sans doute pas le grand écran.

 

Et puis, là, il passait à côté de chez moi, un petit cinéma du 93, où on paye 3,50 € la place.

Dimanche matin, 10 h 30. J'étais réveillée. Escuse pour sortir dans la neige, en plus. Même s'il n'y a pas besoin d'excuse pour cela. Mais il faut s'habiller...

 

Longueurs.

Et puis ça se passe en Europe, à Paris, puis en Hongrie (on Bulgarie, ou Roumanie).

La partie hongroise est correcte. Enfin, elle me plait. Mais avant, quand on est en France, c'est trop long, beaucoup trop long.

Ensuite, en Hongrie, ça va trop vite. Il me semblait que la reconstruction du héros était plus âpre, plus longue, plus solitaire. Ok ce n'est pas assez cinématographique. Mais un effet de saison plus visible nous aurait dit le temps qui passe, par exemple.

J'aime bien par contre que certaines choses soient justes esquissées. inutile de s'appesantir une fois que tout le monde a compris. Inutile d'aller au bout de certains "gestes" quand la fin est évidente.

J'ai aimé que la relation de Paul et Ivanna soit si sobre. (Même si mon côté midinette aurait souhaité un happy end pour eux.) On sent l'attraction naitre. On les voit coucher ensemble, mais brièvement. Sans voyeurisme.

 

Les paysages hongrois sont très beaux (si c'est bien en Hongrie), ça donne envie d'y aller.

 

Même si je suis déçue que ça ne se passe pas dans les paysages du livre.

 

Pour finir, dans le livre comme dans le film, on est souvent bien loin de la réalité. Mais c'est encore plus éclatant dans le fim. La mort accidentelle de l'amant. La rencontre avec le seul Français du coin, comme par hasard patron de presse. Le bateau à la fin avec la scène des clandestins, l'appareil phot prêt, juste le temps de changer la pellicule, le bateau se secours....

Bref, on est bien dans de la fiction et la réalité est souvent bien peu cinématographique. Parfois ça arrive. Mais là, ça ne marche pas. Dans le livre, un peu, dans le film pas du tout.

 

 

18.12.2010

W

 

DSC01430.JPG

 

Ce sont les traces de pas de mon chat dans la neige qui m'ont donné envie de sortir avec l'appareil. Sur le pas de la porte, je n'ai pas résisté : Un beau W !

Trop sombre pour prendre d'autres photos, j'en ferai demain.

 

 

17.12.2010

Téléphone

Mon téléphone était un peu vieux et surtout sa batterie trop fatiguée.

J'ai donc décidé d'en changer. A l'intérieur il y avait quelques photos, dont une, d'un dessin que j'avais fait et offert. Je n'arrivais pas à les décharger dans le PC.

 

Je suis donc allée chez Orange, pour voir ce que je pouvais avoir. J'ai demandé le transfert dans un nouvel appareil de mes numéros et de mes photos, en montrant tout spécialement celle que je souhaitais conserver.

On m'a dit : oui oui

 

J'ai un nouveau joujou. Avec d'anciennes photos.

 

Mais bien entendu pas celle que je voulais vraiment !!!!

Et bien entendu, l'ayant montrée, ayant entendu oui oui pas de problème, je n'ai pas vérifié !

 

Bah, ça devait être ainsi. Je garderai ce dessin juste dans un petit coin de ma tête....

 

Il existe peut-être encore dans la salle de maths de l'IUFM de mon département....

23.10.2010

Fausses déductions

Un soir, au téléphone, avec Christophe, je le tanne encore et encore pour savoir quand il va venir, en gros.

Il me répond au bout d'un moment qu'il met tout en place pour venir, mais qu'il veut le faire proprement et que là, je lui complique juste encore un peu plus la vie.

 

Il a raison, en fait.

 

Je décide donc de cesser cette pression. Il faut que je fasse confiance. Je vois bien qu'il a prévenu son fils, la mère de son fils, qu'il trie les objets chez lui pour savoir que prendre et qu'abandonner.

 

Même s'il continue pour l'instant ses petits boulots sans intérêt (il le sait assez bien lui même inutile que je le lui rappelle sans arrêt), même si ça me serre le coeur de le voir ainsi gâcher son énergie, gaspiller ses talents, c'est lui , sa vie, et je ne voudrai pas que quelqu'un vienne sans arrêt me répéter que ce que je fais pour l'instant, c'est nul, même si je le savais pertinemment et étais complètement d'accord.

Ca ne l'aide pas, je ne l'aide pas en faisant cela.

 

Fausses déductions car jeudi soir, je me suis fait agresser verbalement par une mère d'élève et que en rentrant à la maison, j'ai envoyé un SMS à Tof, lui disant : "Je me suis fait menacer par une mère d'élève. Raz le bos !!!"

Je ne me suis même pas rendue compte que j'écrivais raz au lieu de ras, mais ça traduisait bien, en fait, le trop plein de lassitude, de tristesse, de colère....

 

Tof n'a pas répondu. J'en ai conclu qu'il dormait.

Mais le lendemain, aucune réponse. Et le soir, aucun SMS.

Alors je me suis sentie vraiment bien seule, déduisant qu'il était si préoccupé et fatigué par ce qu'il vivait que moi et de mes états d'âme, ça le barbait juste.

Qu'il s'en fichait de moi.

 

Et puis un peu plus tard, j'ai eu un message d'orange me signalant que le numéro 06.... me demandait de le rappeler.

En fait, Tof n'avait plus d'unité. Le soir avant, il était réveillé qaund mon message était arrivé, et il était tout embêté de ne pas pouvoir me joindre.

Et là, il venait de trouver ce service gratuit permettant de demander le rappel.

Nous avons longuement parlé, y compris de notre avenir (le mariage, le Québec, la province, sa décision qui semble assez résolue de se coincer dans mes bagages, où que j'aille) et ça m'a fait du bien.

Et en même temps, je me dis que ces fausses déductions traduisent encore et toujours la faille !

 

25.09.2010

Pas encore là

Christophe n'est pas encore là.

Je lui ai demandé s'il avait peur. De changer de vie. Je sais que même si on est dans des situations peu faciles, peu agréables, peu valorisantes, mais dont on a l'habitude, c'est parfois difficile de se décider à changer, même si on pense sincèrement que c'est pour un mieux, si ce changement induit une part d'inconnu et d'incertitude.

Il dit que non, il n'a pas peur. (Plus aucune bande ne lui fait plus peur ?)

 

Alors j'attends. Je l'attends.

Avec plus ou moins de patience. J'avoue qu'avec la rentrée, je suis suffisamment occupée pour que l'impatience ne surgisse pas vite.

Le mois est passé à une vitesse folle.

J'ai réussi quand même à aller chez Annie une fois. Je suis même restée coincée dans l'ascenseur 45 min en repartant de chez elle. Première fois que ça m'arrive (et j'espère la dernière). Heureusement avec les autres dessinateurs, donc certaines personnes connues et d'autres aperçues pendant la soirée.

J'ai été contente de ce dessin là.

Annie 68.jpg

 

 

Ce soir, premier Mahjong de l'année scolaire. Envie de jouer, vraiment. Une joie de retrouver aussi certaines personnes.

Hélas, une d'entre elles ne vient pas. Et beaucoup de débutants dont un vraiment bizarre.

Bref, j'avais annoncé dès le départ que je ne souhaitais pas apprendre à Mahjong , mais y jouer. Et me voilà quand même à devoir expliquer, attendre, redire...

Je me sentais bouillir intérieurement et plutôt que m'épuiser en râleries internes, j'ai choisi alors de partir dès la seconde partie.

Resto jap puis maison.

Je vais aller jouer sur EQ2.

03.09.2010

Rentrée, suite et autres.

Comme chaque année, à la rentrée, quand je quitte l'école et que j'arrive à la maison, je n'ai envie que d'une chose : m'allonger.

Ce sont dans ces moments là que je suis contente de ne pas avoir d'enfant tant je suis épuisée.

 

Je me couche et je dors, une heure ou 2 (ou 3 !!!). Ensuite, je commence ma soirée.

 

Je n'ai pas envie de "tenir bon" à 19 et me coucher tôt. Trop l'impression de ne pas avoir de vie en dehors de l'école alors.

 

Avec Christophe, nous discutons beaucoup de partir. Et des postes à l'étranger viennent d'être publiés.

Tof dit qu'il va venir me "chercher". Ca me fait rire, parce que je pense qu'on bougera avec mon job.

Il faudrait faire des demandes de postes à l'étranger maintenant pour la rentrée 2011. Je voudrais que la situation entre nous ... comment dire.

Qu'il réussisse déjà à sortir de la situation dans laquelle il est pour l'instant. Je l'aide comme je peux, mais je ne peux pas prendre la décision à sa place.

Qu'il vienne se poser un peu chez moi.

Qu'il fasse aussi ce qu'il veut, partir dans la forêt, vagabonder dans le vrai sens du terme, être un vagabond, sans argent.

Peut-être est-ce pour cela que Blast me touche tant. L'impression d'y voir un peu Christophe. Pas physiquement mais mentalement. Enfin je ne sais pas. Disons dans son errance.

Il veut se vider la tête.

Moi, je lui demande par contre qu'on ait comme contrat qu'une fois par semaine minimum, il me passe un petit coup de fil, ou un sms juste pour dire qu'il est tjs en vie.

Pas envie de me ronger d'inquiétude. Pas envie qu'au fur et à mesure que sa tête se vide, la mienne se remplisse d'angoisses !!!!!

Je suis contente car il a l'air d'être ok pour un contrat de ce genre. J'avais un peu peur en disant le mot "contrat", et en fait, ça a même plutôt l'air de le rassurer.

 

Je ne sais pas ce que tout ceci va donner, c'est très inhabituel, très loin des images d'Epinal d'une vie de couple.

Mais je suis contente, je vis, j'ai l'impression de bouger pour créer mon ... bonheur ? Je ne sais pas. En tous cas, de sortir de cet enfermement dans la solitude, la frustration de la vie, la déception, le mécontentement de ce qu'on fait de sa vie...

Donc je ne sais pas ce que tout cela va donner, mais au moins, en attendant, je me sens agir et vivre.